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LE LANGAGE DU CHIEN
Se comprendre est essentiel dans une relation entre le chien et l’homme. Pour que s’établisse une entente mutuelle, l’homme doit comprendre le langage canin, ainsi le chien pourra trouver sa véritable place par rapport à son maître et s’épanouir entièrement.
Le langage canin est non verbal et verbal, c'est-à-dire que le chien émet des sons (aboiements, grognements…) et adopte des postures avec son corps tout entier (oreille droite, queue entre les pattes inférieures…) et toutes ces attitudes combinées signifient quelque chose de précis.
Le corps (non verbal) :
Selon le positionnement de son corps, de sa queue, de ses oreilles ou même de son poil, le chien montre son intention d’agir.
Par exemple, lorsqu’il a les pattes supérieures fléchies et le train arrière en l’air, qu’il remue sa queue, cela veut dire que le chien veut jouer.
Un autre cas de figure : un chien dressé très haut sur ses quatre pattes, la queue et les oreilles droites et même, dans certaines situations, le poil gonflé montre qu’il est mécontent qu’il est sur ses gardes.
Ou encore, quand un chien se soumet à un autre, il se couche sur le dos, les pattes en l’air et présente sa gorge à son « adversaire ».
Les trois exemples ci-dessus ne sont pas une généralité, il en existe une multitude et ils sont souvent accompagnés du langage verbal.
Les attitudes faciales (non verbal) :
Sur la tête d’un canidé, plusieurs mimiques importantes sont à différencier.
Tout d’abord, le bâillement, ne montre pas forcément que le chien est fatigué, mais aussi qu’il est peut-être stressé.
Ensuite, lorsqu’il retrousse ses babines, il nous fait comprendre de le laisser tranquille.
En outre, le léchage ne veut pas toujours dire que Rufus a faim mais signifie souvent une marque de respect et de soumission.
Ou encore, quand votre chien vous regarde dans les yeux, ce n’est pas pour vous contempler, mais pour vous défier car il n’a pas peur de vous.
En résumé, chacune des attitudes de votre chien n’est pas due au hasard, mais bien significative, donc à respecter pour le bien-être de votre chien et donc du vôtre.
Les sons (verbal) :
Grognements, aboiements, gémissements, hurlements, jappements, sont des façons que les chiens possèdent pour extérioriser leurs émotions.
En effet, lorsque Médor grogne, il montre son mécontentement ou son malaise vis-à-vis d’une personne par exemple.
Cependant, dans une phase de jeu avec l’un de ses congénères, il peut, là aussi, grogner un autre chien pour le dissuader de lâcher le bâton, sans pour autant que ce soit agressif.
On peut également associer un gémissement aigu ou des jappements à une douleur.
Les hurlements, par exemple, permettent au chien d’exprimer une certaine angoisse.
Et les aboiements, s’ils sont nombreux, mais selon leur intensité et leur fréquence, nous permettent plus ou moins facilement de nous faire une idée de l’intention du chien. Un aboiement bref et sourd n’est pas souvent un signe de bienvenue, contrairement à quelques-uns d’une intensité moindre. 
En principe plus les aboiements sont rapprochés, plus le chien est inquiet.
Les signaux d’apaisement : 
Ces signaux sont utilisés par les chiens lorsqu’une situation est déstabilisante pour celui-ci ou pour éviter une altercation non souhaitée. Parmi eux, en voici quelques-uns.
Il peut bâiller ou s’étirer quand il ne se sent pas à l’aise.
Détourner la tête, le regard ou le corps tout entier signifie, comme pour nous l’être humain face à un chien inconnu, que la situation n’est pas sûre et qu’il n’y a aucune provocation. Au contraire, le chien évite le conflit.
Votre chien peut aussi s’immobiliser s’il n’est pas sûr de lui. Ensuite, il peut repartir doucement, en faisant des mouvements lents. Et s’il n’arrive toujours pas à gérer la situation, il peut se lécher la truffe.
Avancer de biais et renifler par terre avec sa truffe est également un moyen qu’il a pour évaluer une étape qu’il ne maîtrise pas ou inconnue.
L’odorat :
Le chien a environ vingt fois plus des cellules olfactives que l’homme.
En effet, le chien utilise son odorat pour communiquer avec les autres, En reniflant l’arrière- train de ses congénères, où des « phéromones » et des « hormones » sont émises, Rémus et Fifi peuvent lire mutuellement leur « carte d’identité » et se faire une idée sur à qui ils ont à faire. Même certains mâles expérimentés peuvent savoir, en reniflant l’urine de certaines femelles, si celles-ci sont en chaleur ou pas. 
En moyenne, le canidé peut sentir un objet familier à environ dix kilomètres. Donc, c’est dire à quel point l’odorat est indispensable au chien.
La vue :
La vue est primordiale pour un chien. Même si Médor ne distingue pas toutes les couleurs, tel que le rouge ou le jaune et, qu’à plus de six mètres, il ne voit pas très bien le contour des objets, son œil est plus rapide que le nôtre.
De plus, sa vue est indispensable pour différencier les différentes postures corporelles de ses petits copains (soumission, jeu, menace…).
La preuve, des accidents ont souvent été constatés chez les chiens qui ont des franges de poils devant leurs yeux.
L’ouïe :
Ce sens a aussi son importance. Il est primordial de souligner que le chien est totalement désavantagé s’il ne peut pas entendre les menaces de ses congénères.
 Pour information, la plupart des canidés entendent à environ 10 kilomètres à la ronde. Ils perçoivent des ultras sons de quarante mille Hz et leur seuil de douleur se trouve approximativement, selon les races, à cent dB.
La dominance :
En utilisant tous ces types de langage, le chien peut s’affirmer envers ses congénères ou se soumettre.
En effet, un chien couché sur le dos, est en position de soumission. Lorsque votre berger allemand pose sa tête sur votre genou, c’est qu’il essaie de vous dominer.
En outre, il peut dominer ou pas une situation précise, dans le jeu ou dans une bagarre, etc. Sans oublier que le caractère du chien a son importance lors d’une confrontation, quelle soit amicale ou non.
La dominance, n’est pas un comportement acceptable, de plus, elle est considérée comme un trouble du comportement. Si Fido est dominant, cela veut dire que c’est un chien à qui l’on a octroyé des privilèges qui ne sont pas les siens.
Un chien qui grogne son maître lorsqu’il en caresse un autre, ou un chien qui agresse un de ses copains de jeu sans raison particulière pour s’affirmer, est un cas de dominance. Au lieu de parler de dominance, on parlera de leader lorsqu’un chien « domine » un autre de ses camarades naturellement.
Par exemple, un chef de meute guide, corrige (en restant juste), apprend aux autres chiens une ligne de conduite et ce n’est pas pour autant qu’il est dominant, bien au contraire c’est un leader et c’est comme cela qu’un humain doit se comporter envers les chiens.
Pour conclure, tous les canidés, que ce soit le loup, le caniche ou le beagle, fonctionnent sur le principe de la hiérarchie et donc utilise se langage complexe. Il est alors important de connaître cette façon de communiquer avec votre chien. C’est comme cela que vous pourrez lui offrir les deux choses les plus importantes pour son équilibre, ce sont la confiance et la sécurité.
Si ces deux aspects sont respectés et, de plus, si une bonne socialisation est faite, la relation entre vous et le meilleur ami de l’homme ne sera que du bonheur.
Certes, la maîtrise d’un chien ne peut pas être assurée dans sa totalité, en moyenne 10% du comportement de votre animal reste ingérable à cause de son instinct naturel et peut donc déboucher sur une agression, une peur et plein d’autres troubles. Votre compagnon peut également réagir d’une façon imprévisible suite à une situation inconnue. Mais par un travail très rigoureux de votre part, les risques peuvent être fortement diminués. C’est pour cela, que c’est une idée reçue totalement absurde de dire : « Si un chien mord une fois, il mordra encore une fois. » 
Suite à la lecture de cet article, je vous encourage vivement à lire un livre spécialisé sur le langage canin comme ceux proposés sur les chiens, dans la collection « Des animaux et des hommes ».
Thibaud Rey 
  
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