LA HIERARCHIE SOCIALE
Le chien est un animal social et hiérarchique. Dès son arrivée dans votre foyer, votre chien aura besoin de sentir qu’il vient d’intégrer une famille-meute dans laquelle il a sa place et son rôle. Dès le départ, il aura besoin de connaitre clairement la structure hiérarchique de sa nouvelle famille-meute… et donc de percevoir qui en est le leader.
Les qualités d’un leader sont simples : stabilité, équilibre, patience, équité et également fermeté. Un bon leader n’a en aucun cas besoin de recourir à la force pour se faire respecter. Un vrai leader inspire la confiance et non la crainte.
Le leader assure la protection de ses subordonnés, leur subsistance (nourriture) et la cohésion du groupe.
Votre toutou, aussi adorable et craquant qu’il soit, devra connaître et respecter la place qui est la sienne : il est un subordonné… et il est à la place la plus basse dans le hiérarchie de sa famille-meute.
Ne pensez pas que le mettre à cette place de subordonné feront de lui un chien malheureux ou déprimé ! Au contraire… Lui donner une place qu’il ne pourrait assumer ne serait qu’une source de stress et d’angoisse pour lui (s’il prenait la place de leader : comment pourrait-il vous nourrir ? comment pourrait-il veiller sur vous lors de vos absence ? tout cela serait causes de troubles plus ou moins important et dans tout les cas générateur d’angoisse)…
Tandis que lui accorder la chance d’être le « dernier » sera source de stabilité, de sécurité et de bien-être
Prêt à être le leader de votre famille-meute ?
Quelques règles simples sont à respecter en toutes circonstances :
Le leader est le seul à gérer l’espace. Ainsi certaines pièces doivent être interdites à votre ami à quatre pattes : les chambres à coucher, la salle de bain… Bien entendu, le lit est LA place du leader qui ne saurait accepter qu’un subalterne vienne y dormir !
Le leader gère l’accès à la nourriture : il mange en premier. Votre chien sera donc nourri après votre repas. Il est important que la place du repas soit un endroit calme… Contrairement à certaines idées reçues, le chien a besoin de calme pour manger et il est exclu de venir lui retirer la gamelle dont il se régale ! Aucun chef ne viendrait reprendre la nourriture d’un de ses subordonnés (d’ailleurs, pourquoi le ferait-il ? il a mangé en premier et à satiété !) Laissez votre chien manger tranquillement (sans rester à côté ni le regarder) et profiter de ce moment privilégié. N’enlevez la gamelle que lorsque Médor aura décidé qu’il a terminé et sera parti se coucher ou vaquer à ses occupations.
Le leader protège sa famille-meute : c’est donc à lui qu’il revient de surveiller les alentours. Votre chien ne doit pas avoir accès aux points stratégiques (points surélevés, couloirs, perrons, escaliers…) Le mieux est de lui installer sa couche dans un lieu neutre, sans l’exclure de la famille pour autant.
LA COMMUNICATION HOMME-CHIEN
Aussi surprenant que cela puisse paraître : l’homme et le chien ne parlent pas le même langage ! Il est donc primordial d’apprendre à « parler chien »…
Le chien, lui, comprendra bien plus facilement le langage humain : oh non ! nous ne parlons pas de nos grandes phrases… ce langage là ne correspond à rien pour Bilou.
Par contre, le chien parle couramment le langage corporel : c’est de cette manière qu’il communique avec ses congénères ! N’espérez donc pas faire croire à Pluto que vous êtes en colère alors que sa dernière bêtise vous a fortement amusé : il ne vous croira pas !
De ce fait, la gestuelle et les intonations de voix sont des éléments essentiels à maitriser pour bien communiquer avec votre chien.
Un ordre se donnera d’un ton ferme… une récompense sur un air joyeux… une réprimande sur un ton sec… rien ne sert de crier : le chien n’est pas sourd, loin de là ! Et crier reviendrait à montrer à votre poilu que le chef n’est pas sûr de lui… hors, un leader peu sûr de lui n’est pas rassurant : cela risquerait de remettre votre place en question.
De plus, votre chien cherchera sans cesse à communiquer avec vous : ses postures, ses mimiques, ses vocalisations sont ses mots à lui (rajout postures/mimiques et signaux d’apaisement).
A vous d’apprendre à les reconnaitre ! Grâce à ce vocabulaire canin, vous saurez très rapidement reconnaître si votre chien est joyeux et détendu ou au contraire stressé et angoissé.
Connaître le langage du chien est ESSENTIEL et VITAL ! N’attendez pas que Rantanplan apprenne à parler comme les humains… Il vous sera bien plus facile à vous de décrypter tous les messages que votre compagnon vous enverra sans cesse. C’est de cette manière qu’une relation solide et basée sur la confiance et la complicité naitra entre vous et votre ami canin.
RECOMPENSES
La récompense est votre meilleure alliée pour dire à votre toutou « c’est bien ! J’aime ce que tu fais ! »
En période d’apprentissage, la récompense arrivera immédiatement dès que votre chien aura agit comme vous l’attendez. La récompense peut se présenter sous plusieurs formes :
La voix : N’hésitez pas à en faire trop ! Une voix gaie, heureuse, excitée et folle de joie enverra votre chien au paradis ! Alors tant pis pour le ridicule : avoir un chien c’est aussi apprendre à se faire plaisir et à se lâcher… Rajoutez en, montrez à votre toutou combien vous êtes fier de son exploit !
La caresse : hummmm le bonheur de tout chien ! Pour être considéré comme une récompense, la caresse ne doit pas être donnée tout le temps et en permanence… attention, entendons nous bien : il est important de caresser son chien, mais l’initiative ne doit jamais venir de lui. La caresse est un droit, pas un dû ! Sinon… pourquoi se fatiguer pour obtenir ce que l’on a en permanence sans rien faire ?
La friandise : les chiens sont gourmands… et tout travail mérite salaire. Dans la nature, le chien (ou le loup) doit chasser sa nourriture. La friandise est donc un moteur important dans l’apprentissage. Au début d’un apprentissage, chaque action réalisée doit se récompenser avec une friandise appétissante… puis, au fur et à mesure, quand le geste commence à être bien connu par Médor, la friandise peut progressivement disparaitre au profit de la caresse et de la voix.
L’association de la voix / caresse/friandise !Le salaire c’est bien… les primes, c’est pas mal non plus !
PUNITIONS
Tout d’abord, un point très précis doit être posé : PUNIR NE SIGNIFIE PAS FRAPPER ! EN AUCUN CAS IL NE FAUT FRAPPER SON CHIEN !
Une punition doit être un acte EXCEPTIONNEL.
Le chien vit le moment présent, ainsi, une punition qui arriverait après que l’acte répréhensible se soit produit ne serait pas comprise par le chien. Il vivrait ce moment comme une injustice profonde et agir de la sorte ne créerait qu’angoisse et stress à votre animal. De plus, la confiance qu’il vous accorde serait fortement remise en question !
Certains propriétaires disent que leur chien sait qu’il a fait une bêtise en leur absence car il vient vers eux l’air penaud, en rampant… FAUX ! Le chien prend une attitude soumise car il a l’habitude de se faire disputer au retour de ses maitres. Il ne sait pas qu’il a fait une bêtise, mais il craint de se faire disputer : il se mets donc immédiatement en position de soumission afin de calmer la colère qui va arriver sans qu’il ne sache pourquoi !
Une punition doit cesser au premier geste de soumission de votre chien : dans la hiérarchie canine, le leader cesse immédiatement ses attaques sur un subordonné dès que ce dernier se soumet. Montrons nous aussi intelligents que nos chiens, et cessons de les blâmer lorsqu’ils « reconnaissent leur erreur »
Une punition efficace peut-être d’exclure un moment le chien du groupe social (et de ne le faire revenir qu’une fois votre colère passée : on ne réintègre pas en étant dans la même émotion qu’au moment de l’exclusion, ce serait une incohérence immédiatement relevée par toutou !), de l’ignorer totalement. La punition doit intervenir AU MOMENT DE LA BETISE, sinon, elle ne sert à rien d’autre que calmer le maitre, mais n’aura aucune valeur éducative. Elle ne sera vécue que comme une injustice incompréhensive.
Et un leader agit toujours avec équité…
Vous surprenez votre brave chien en train de ronger le canapé ? Un NON ! sec et sévère devrait suffire à l’arrêter, appelez le et distrayez le en lui donnant un ordre (par exemple « assis ». Bien entendu, il faudra féliciter le fait de s’être assis… Ainsi vous lui aurez appris que ronger le canapé c’est mal, mais que de s’assoir à la demande, c’est bien)…
Stéphanie SENECOT
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